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L’escrime suisse sera représentée par trois athlètes lors des prochains JO de Londres, cet été. Après Fabian Kauter et Max Heinzer chez les hommes, Tiffany Géroudet est parvenue à se qualifier pour le tournoi d’épée féminine. C’est au tournoi Coupe du monde de Paris, dont elle a atteint les quarts de finale, que la Valaisanne est allée chercher sa qualification définitive. - Tiffany Géroudet, on imagine que la pression était forte dans ce tournoi à Paris qui était le dernier qualificatif pour les JO ? - C’est indéniable, je ressentais beaucoup de pression ce matin au début de la compétition. Mais j’ai réussi à me concentrer sur le moment présent, sans me soucier de ce que mes adversaires directes, l’Ukrainienne Yana Shemyakina et la Polonaise Magdalena Piekarska, faisaient. Au départ, quand j’ai vu mon tableau, j’ai senti qu’il y avait un bon coup à jouer. Certes, un tableau favorable n’est pas forcément garantie de réussite, mais j’ai bien su profiter de la sitiuation. - Deux victoires à 15-11 pour accéder auxseizièmes, puis aux huitièmes de finale, puis à 15-13 face à la Chinoise Xu Anqi pour être en quarts, votre parcours a été parfait… - J’étais un peu nerveuse au départ, mais je n’ai pas fait de bêtise et j’ai gagné proprement mes deux premiers assauts. Puis est arrivé le match contre la Chinoise Xu. Je savais qu’en remportant ce match, les portes des JO s’ouvraient pour moi. J’ai vraiment bien su le négocier. Et comme Shemyakina a été sortie dès le premier tour et Piekarska en huitièmes de finale, j’étais assurée d’être qualifiée. Dans le quart de finale face à Emma Samuelsson, j’avoue avoir un peu relâché la pression et j’ai perdu. Il faut dire aussi que la Suédoise était vraiment dans un bon jour puisqu’elle a gagné le tournoi. - Que ressentez-vous d’avoir atteint cet objectif olympique ? - C’est un sentiment magnifique, mais j’ai encore un peu de peine à réaliser vraiment que j’y suis parvenue. Je suis en tout cas très heureuse d’éviter le tournoi de zone où les deux dernières places européennes se joueront car elles seront très chères. (Le Matin) Créé: 24.03.2012, 19h34 |